Après monumental, projet denvergure pour neuf danseurs,
présenté à lUsine C en mars 2005, The Holy
Body Tattoo revient avec Running Wild qui sera présentée
pour la première fois à Montréal, du 1er au 3 mars
2006.
Running Wild explore lespace dans lequel évoluent
les relations humaines, appuyée par des musiques de choix, dont
celle du groupe britannique Tindersticks qui a composé la musique
originale de la pièce titre. Plus intime que monumental, Running
Wild est composé de trois duos et de deux solos mettant en vedette
deux danseurs invités, Day Helesic et Blair Neufeld, ainsi que
les chorégraphes et danseurs Noam Gagnon et Dana Gingras.
Crave, solo de Dana Gingras, parle du désir insatiable
telle une guerre intérieure, un tiraillement qui force à
dompter les impulsions, suit Gone, un solo de Noam Gagon en hommage à
sa mère décédée qui sinterroge sur linfluence
des proches et de lhéritage quils laissent. Via
et I will always remember to forget about you, interprétés
par Day Helesic et Blair Neufeld, deux duos qui sondent lintérieur
dun couple, de létreinte aux conflits. Enfin, les deux
chorégraphes se retrouvent sur la scène pour une ultime
rencontre sur la difficulté déchanger.
Avec Running Wild, The Holy Body Tattoo étonne de plus
belle en fouillant dans les désirs les plus profonds de lêtre
pour créer une chorégraphie qui traite de lamour.
Le corps devient refuge pour permettre à lindividu de plonger
au coeur de ses souvenirs intimes, et de revivre ses amours passionnés
et ses désillusions. Un voyage dans les replis de la mémoire
à la recherche des traces laissés par le désir. Depuis
1993, The Holy Body Tattoo sest fait connaître à travers
le monde par un langage physique excessivement exigeant, explorant les
limites de lendurance humaine : mouvements rapides et répétitifs
remplis à ras bord dune présence électrisante,
rythme infernal évoquant lexpiation, charge épuisante
devenue depuis la fondation de la compagnie, le sceau des deux chorégraphes
interprètes Noam Gagnon et Dana Gingras.
Violente, rapide, excessive et passionnée, la gestuelle
de la troupe vancouvéroise nous renvoie les rythmes dune
époque dextrêmes et de paradoxes
Isabelle Porter, Le Devoir, décembre 2004
Tarifs :
Réguliers : 30$
Aînés : 25,50$
Étudiants : 24$
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