Arts de la scène  | Arts visuel


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Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas


de IMRE KERTÉSZ
Théâtre-récit inteprété par Jean-Quentin Châtelain
Mise en scène de Joël Jouanneau
UNE COPRODUCTION DU THÉÂTRE VIDY-LAUSANNE E.T.E., DU THÉÂTRE OUVERT (PARIS) ET DE L'ELDORADO

du 23 au 27 mai

Après le superbe Figure de Pierre Charras avec Denis Lavant présenté l'hiver dernier, l'Usine C collabore à nouveau avec le Théâtre Vidy-Lausanne pour accueillir Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas de Imre Kertész (prix Nobel littérature 2002) avec Jean-Quentin Châtelain, dans une époustouflante mise en scène dirigée par Joël Jouanneau. En première américaine à Montréal, pour 5 soirs seulement.


Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas est de ces textes dont la force se révèle autant dans les questions existentielles qu'il pose que dans sa langue et sa structure extrêmement maîtrisées. C'est pour l'enfant auquel il n'a jamais voulu donner naissance qu'Imre Kertész prononce ici le kaddish (la prière des morts dans lla religion juive). Dans ce texte, un homme, juif, ancien déporté, relate certaines discussions avec un philosophe et avec sa propre femme, notamment sur le choix de donner ou non la vie à un enfant. De digressions en digressions, il aborde différents thèmes dont la judéité, le bien et le mal, l'arbitraire, l'altérité, l'écriture. Proférée du fond de la plus extrême souffrance, la magnifique oraison funèbre affirme l'impossibilité d'assumer le don de la vie dans un monde définitivement traumatisé par l'Holocauste. Ce que pleure le narrateur, ce n'est pas seulement « l'enfant qui ne naîtra pas »: c'est l'humanité tout entière.

 

IMRE KERTÉSZ, juif hongrois né en 1929. Déporté à l'âge de 15 ans à Auschwitz puis à Buchenwald, il en est libéré en 1945. Imre Kertész est l'auteur d'une dizaine de livres, dont certains sont traduits en français et parus aux éditions Actes Sud : Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas (1995), Être sans destin (1997), Un autre (1999), Le Refus (2001), Le chercheur de traces (2003), Liquidations (2004). En 2002, il reçoit une double consécration : le prix Hans Sahl, du cercle des auteurs allemands et le prix Nobel de littérature attribué pour la première fois à un auteur hongrois.

 

JOËL JOUANNEAU est auteur et metteur en scène réputé. De 1999 à 2003, il a été codirecteur du Théâtre de Sartrouville - Centre dramatique national, où il était associé depuis 1989. Il a également participé au collectif pédagogique de l'école du Théâtre National de Strasbourg de 1992 à 2000 et enseigne au Conservatoire d'art dramatique de la ville de Paris. Il met notamment en scène : L'Hypothèse et l'Inquisitoire de Robert Pinget (Théâtre de la Bastille); En attendant Godot, La dernière bande, Fin de partie, Oh, les beaux jours de Samuel Beckett; Les Reines de l'auteur québécois Normand Chaurette. Entre 1987 et 2002, il écrit plusieurs textes dont : Allegria opus 147 (1996), l'ébloui (2002], L'inconsolé (2004).

 

Au théâtre, JEAN-QUENTIN CHÂTELAIN joue entre autres sous la direction de Jean-Louis Hourdin, Bernard Bloch, Bruno Bayen, André Engel, Bernard Sobel, Jean-Claude Fall, Darius Peyamiras, Claude Régy, Adel Hakim, Jorge Lavelli, Stuat Seide, Michel Froehly, Emmanuel Scheaffer, Claude Aufaure, Valérie Novarina, Jean-Michel Meyer et Joël Jouanneau dans La Dédicace, Le Bourichon, L'Idiot et La Tragédie de Coriolan. Au cinéma, Jean-Quentin Châtelain travaille pour Daniel Vigne, Simon Edelstein, Andrzej Wajda, Pierre Maillard, Claire Denis, Robert Kramer, Alain Tanner, Laurence Ferreira Barbosa, Noémie Lvovzky, Bertrand Blier... Il joue aussi pour la télévision dans Le Prince barbare, Navarro, Le Manteau et Alain et les autres.

 

« Ce qui frappe d'abord chez Jean-Quentin Châtelain, c'est la puissance intérieure, terrienne, terriblement physique qu'il dégage en scène; il parait qu'on appelle cela de la présence. Châtelain crève la scène comme on dit d'un acteur qu'il crève l'écran.»

Corrine Denailles, Zurbain Paris, novembre 2004.


Tarifs :
Réguliers : 26$
Aînés : 24$
Étudiants : 22$