Un jour viendra où, comme Rimbaud et Verlaine, Claude Gauvreau, auteur majeur qui a marqué à tout jamais l’histoire littéraire du Québec, sera enfin mis en musique et en chansons.
Un jour viendra où l’immense comédien Rémy Girard montera sur scène pour son premier one man show, souffler au monde sa fringale inassouvie de mots et de musiques, un formidable foisonnement de rythmes et de sonorités colorées.
Le temps est venu pour lui de réaliser ce rêve de jeunesse.
En scène, maestro !
Écrivain et poète québécois, Claude Gauvreau est né à Montréal le 19 août 1925. Son frère Pierre et lui ont été élevés dans un contexte de très grande liberté, et ont bénéficié d’une bibliothèque familiale extrêmement bien garnie. Pierre le présente au peintre Paul-Emile Borduas dont il fréquente l’atelier dès 1942. C’est la grande aventure automatiste. Claude Gauvreau signe Refus Global en 1948 et le vivra jusqu’à sa mort en 1971. Très tôt, il a l’occasion de préciser sa pensée philosophique grâce à une correspondance dont Jean-Claude Dussault prit l’initiative: Lettres à un fantôme (à paraître à l’Hexagone). On connaît ses œuvres surtout grâce aux Œuvres Créatrices Complètes, édition qu’il a lui-même établie de son vivant bien que le livre soit paru 6 ans après sa mort. Au théâtre, il a connu les plus grands gouffres et les plus grands succès avec sa pièce la plus jouée: La charge de l’orignal épormyable. Une première adaptation télévisée de cette œuvre a été présentée aux Beaux Dimanches de Radio-Canada le 6 décembre 1992.
La création de Les oranges sont vertes au Théâtre du Nouveau Monde en 1972 (mise en scène Jean-Pierre Ronfard) le propulse au rang d’écrivain majeur. Cette pièce et l’Asile de la Pureté, toutes deux mises en scène par Lorraine Pintal (respectivement en 1998 et 2003) ont rencontré un formidable succès auprès du public.
Muni d'une feuille de route impressionnante, Rémy Girard a une carrière riche et foisonnante. Au théâtre, il a livré des interprétations marquantes de nombreux grands personnages. On l'a vu, entre autres, dans L'ouvre-boîte, Les joyeuses commères de Windsor, Don Quichotte, Le malade imaginaire, En attendant Godot et Ubu roi. À la télévision, il était des distributions de Scoop, Emma, Bunker le cirque, La petite vie, Cher Olivier et Détect.inc. Aussi, il a incarné l'inimitable papa Bougon de la série culte Les Bougon, c'est aussi ça la vie. Au cinéma, outre les récents films Les invasions barbares (D. Arcand), Un homme et son péché (C. Binamé) et Monica la mitraille (P. Houle), il a joué dans la série Les Boys I, II, III (L. Saia) et IV (G. Mihalka), La Florida (G. Mihalka), Dans le ventre du dragon (Y. Simonneau) et Le déclin de l'empire américain (D. Arcand). Nous le verrons à nouveau prochainement au grand écran, interprétant le rôle titre de Lucien Rivard, dans le film éponyme (C. Binamé).
« Je suis heureux que vous pensiez que cette poésie-là doit être mise en musique. Une rencontre Claude Gauvreau-Rémy Girard, où personne ne l’attend…c’est totalement « inattendu et inespéré » n’est-ce-pas? »
Pierre Gauvreau
Tarifs :
Réguliers : 38 $
Aînés : 32 $
Étudiants : 30 $
© photo André Cornelier
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