Première nord-américaine

France

La Sagesse des Abeilles

Première leçon de Démocrite

de Jean Lambert-wild et Michel Onfray

  • La Sagesse des Abeilles
  • LA SAGESSE DES ABEILLES (2)
  • LA SAGESSE DES ABEILLES (3)
  • LA SAGESSE DES ABEILLES (4)

crédits photo : Tristan Jeanne-Valès

Avec les voix de  Michel Onfray, Sam Ashley, Jacqueline Humbert, David Moss, Stéphane Pelliccia, Ania Temler
Texte  Michel Onfray
Direction  Jean Lambert-wild et Lorenzo Malaguerra
Musique  Jean-Luc Therminarias
Percussions  Jean-François Oliver
Images  François Royet
Lumières  Renaud Lagier
Costumes  Annick Serret
Coproduction  Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie, Théâtre du Crochetan
Avec le soutien de  Les Escales Improbables de Montréal, Usine C, Agroscope Liebefeld-Posieux ALP, Eidgenössische Forschungsanstalt, Wild Touch
Présentation  Escales Improbables de Montréal, Usine C
Avec le soutien de  Consulat général de France à Québec, Institut Français et Conseil Régional de Basse Normandie
Avec la collaboration de Flammarion, Chateau de Cyr

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11 septembre14 septembre 2012 - 19h00

Imaginez 20 000 abeilles sur scène, seules actrices vivantes d’un spectacle qui leur rend hommage, mises en exergue par le très beau texte du philosophe Michel Onfray écrit pour l’occasion. L’orchestration scénique de Jean Lambert-wild nous ouvre les portes d’un monde étrange et nous invite à prendre conscience du deuil qu’il faudra porter si les abeilles continuaient à disparaître. Cette amnésie qui fait perdre aux abeilles le chemin de la ruche, les laissant mourir hors de chez elles, fait écho à l’amnésie qui frappe les hommes, aujourd’hui souvent bien en peine lorsqu’il s’agit de «converser» avec un monde qu’ils habitent sans plus le contempler.

En prenant la forme d’une réconciliation nécessaire entre l’Homme et le vivant, le spectacle nous rend un univers tout empli du vrombissement d’abeilles qui tourbillonneraient en nous et en-dehors de nous comme les atomes rêvés par Démocrite, nous laissant les oreilles bourdonnantes du murmure de la conversation de l’homme avec le monde, et de l’homme avec lui-même. La disparition des abeilles – à la fois sentinelles et pollinisatrices indispensables à notre survie – signifierait une lourde menace pour l’humanité tout entière. La République des butineuses fait figure de modèle à méditer pour la société humaine. Dit par Michel Onfray, le poème est traité par couches, tel un matériau plastique auquel la musique de Jean-Luc Therminarias insuffle une stratification rehaussée par un souffle électro.

« Notre désir de conversation, il s’adresse non pas entre des acteurs et des abeilles, il s’adresse entre des acteurs, dont certaines sont des abeilles, et des spectateurs. » dit Jean Lambert-wild. Mais comment faire travailler dans le même espace les Hommes et les abeilles ? La solution imaginée promet d’être surprenante…

www.comediedecaen.com
www.michelonfray.fr

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